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nasredine

Samedi 12 janvier 2008
Le regard des autres...
Nasredine dit un jour à son fils, alors qu’il atteignait sa douzième année :
- Demain, tu viendras avec moi au marché.
T
ôt le matin, ils quittèrent la maison. Nasredine s’installa sur le dos de l’âne, son fils marchant à côté de lui. A l’entrée de la place du marché, Nasredine et son fils furent l’objet de railleries acerbes :
- Regardez-moi cet homme, il n’a aucune pitié ! Il est confortablement assis sur le dos de son âne et il laisse son jeune fils marcher à pied.
Nasredine dit à son fils :
- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras encore avec moi au marché !
Le deuxième jour, Nasredine et son fils firent le contraire de la veille : le fils monta sur le dos de l’âne et Nasredine marcha à côté de lui. A l’entrée de la place, les mêmes hommes étaient là, qui s’écrièrent
- Regardez cet enfant, il n’a aucune éducation, aucun respect envers ses parents. Il est assis tranquillement sur le dos de l’âne, alors que son père, le pauvre vieux, est obligé de marcher à pied !
Nasredine dit à son fils :
- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras de nouveau avec moi au marché !
Le troisième jour, Nasredine et son fils sortirent de la maison à pied en tirant l’âne derrière eux, et c’est ainsi qu’ils arrivèrent sur la place. Les hommes se moquèrent d’eux :
- Regardez ces deux idiots, ils ont un âne et ils n’en profitent même pas. Ils marchent à pied sans savoir que l’âne est fait pour porter des hommes.
Nasredine dit à son fils :
- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché !
Le quatrième jour, lorsque Djeha-Hoja et son fils quittèrent la maison, ils étaient tous les deux juchés sur le dos de l’âne. A l’entrée de la place, les hommes laissèrent éclater leur indignation :
- Regardez ces deux-là, ils n’ont aucune pitié pour cette pauvre bête !
Nasredine dit à son fils :
- As-tu bien entendu ? Demain tu viendras avec moi au marché !
Le cinquième jour, Nasredine et son fils arrivèrent au marché portant l’âne sur leurs épaules. Les hommes éclatèrent de rire :
- Regardez ces deux fous, il faut les enfermer. Ce sont eux qui portent l’âne au lieu de monter sur son dos.
Et Nasredine dit à son fils ;
- As-tu bien entendu ? Quoi que tu fasses dans ta vie, les gens trouveront toujours à redire et à critiquer.
Par kamel
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Vendredi 28 décembre 2007

LE SAMEDI 19 JANVIER 2008 16H

LE BUVEUR DE LUNE 5O RUE LEON FROT 75011 PARIS

METRO : CHARONNE

INFOS ET RESA : 06 27 54 56 78

Par kamel
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Mercredi 18 juillet 2007
"Amachahou rebbi ats iselhou ats ighzif anechth ousarou."
 
 Que je vous conte une histoire. Dieu fasse qu’elle soit belle, longue et se déroule comme un long fil.
Par kamel
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Dimanche 18 mars 2007

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Par kamel
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Dimanche 18 mars 2007

Par kamel
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Dimanche 18 mars 2007

Né à Saint - Etienne dans la Loire, d'origine Algérienne , de culture Kabyle , je vis aujourd'hui à Paris.

Issu d'une culture orale et éduqué dans le souci du partage, de l'échange et du respect des autres, j'ai grandi dans un millieu multi-culturel..là où les différences nous enrichissent..

Bavard, j'aime les gens et leurs petites ou grandes histoires, j'aime écouter, j'aime imaginer, j'aime dire Je, j'aime dire Nous, j'aime découvrir, j'aime donner, j'aime recevoir, j'aime les retrouvailles, j'aime la magie de l'existence.

J'aime quand la parole se diffuse, j'aime quand elle soigne, j'aime quand elle se partage pour raconter, décrire, offrir, contester. J'aime quand elle est un lien avec le passé, j'aime quand elle invite à l'avenir.

J'aime témoigner, j'aime... Conter!

La parole est un outil pour construire, une force pour lutter, une richesse à diffuser.

kamel

Par kamel
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Dimanche 18 mars 2007

Du Maghreb à la Chine, en passant par l'Égypte, la Syrie et la Turquie, nombreuses sont les communautés qui revendiquent celui qu'on nomme soit Djeha, soit Nasreddin Hoja, soit Goha. Partout, tout le monde le connaît.

 C'est un personnage mythique du folklore traditionnel, célèbre notamment dans le monde arabo-musulman.

On le retrouve dans le monde balkanique, en Ukraine, dans les pays du Caucase. Suivant les régions, son nom change .On lui donne le titre de Hoja, qui veut dire maître, mais, selon les pays, il s'appelle Ch'ha, Mulla Nasr Eddin, Goha, Djeha, Djaïn, Srulek ou Effendi.

On le retrouve même sous le nom d'Apendi dans des contes d'Asie centrale.

Par commodité, nous l'appellerons Nasreddine.

Par kamel
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Samedi 17 mars 2007

Djoha-Hodja Nasreddin : Qui est le personnage?

Tantôt idiot, tantôt sage, toujours facétieux, il nous fait toujours sinon rire, du moins sourire, par sa naïveté feinte ou son sens de l'absurde, qui tourne en dérision l'arrogance, l'orgueil, la vanité et la bêtise des puissants et des riches aussi bien que des ignorants qui s'ignorent. Il peut être grave, sérieux ou absurde, souvent taquin et rusé. C'est un personnage moitié fou moitié sage, dont on a dit qu'il est "tellement intelligent qu'il en devient bête ou il est si bête qu'il finit par dire des choses intelligentes". On le retrouve en action à la mosquée, au hammam, dans son vignoble ou sa maison, sur la place du marché, et, s'impliquant dans un large spectre de situations, de la narration enfantine naïve à la méditation profonde, religieuse ou philosophique, il traite de questions comme l'injustice sociale, la paresse, l'étroitesse d'esprit, la gourmandise, l'égoïsme, l'ignorance, les privilèges de classe, la mort, le destin de l'homme, les mystères de la vie, etc.

Les personnages qu'il campe ou ses protagonistes (souvent issus du milieu rural) proviennent de tous les milieux sociaux : du prince au mendiant, de l'érudit à l'ignorant, le politicien comme le prêtre, le marchand comme le client, le jeune comme le vieux, le riche comme le pauvre, etc. Ses histoires drôles et moralisantes sont assez courtes et acérées, véhiculant le plus souvent des sous-entendus philosophiques ou des connotations ésotériques. Selon les pays et les époques, ses histoires ont subi les transformations les plus diverses. La célébrité du personnage dépasse les siècles, les générations et les âges.

Si ses facéties ont été publiées pour la première fois en turc vers la fin du 15ème siècle, elles sont inspirées des facéties arabes d'un certain Djeha, qui aurait vécu au 10ème siècle. Par ailleurs, on y retrouve des influences indiennes, persanes, voire grecques. Parfois, on ne les raconte même pas, on se contente souvent du titre qui fonctionne comme une sorte de proverbe. Ainsi parle t-on, pour caractériser certaines situations, du "clou de Djeha", de "scier la branche sur laquelle on est assis", de "prêcher le faux pour savoir le vrai", etc.

La tradition veut qu'il soit un lettré de l'époque d'Haroun al-Raschid ou qu'il ait vécu à la cour de Khawarizmi vers la fin du 12ème siècle. Ses histoires semblent dater de cette époque. Toutefois, si on en croit le récit de ses rencontres avec le sultan Tamerlan (Timour Lang), il aurait vécu à la fin du 14ème et au début du 15ème siècles. Enfin, il pourrait être contemporain du Seldjoukide Ala Al-Din (13ème siècle). Le contenu des nombreuses anecdotes suggère que Nasreddin Hoja ait vécu en Asie Mineure entre le 11ème et les 14ème siècles. C'est vers 1237 qu'il serait parti pour Ak shehir (Anatolie occidentale), où il serait mort en 1284, comme en témoigne la présence de sa tombe. Certains autres disent qu'il a vécu à Koufa au sud de l'Irak au 8ème siècle. Il y en a même qui affirment que Djeha est enterré en Algérie et que les gens visitent sa tombe comme on honore celle d'un saint..

 

Merci à l'internaute qui a mis en ligne cet article

















Par kamel
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Mardi 6 mars 2007

Tout l’après-midi, Nasreddine Hodja s’est promené en compagnie de deux notables de la ville, l’imam et le cadi, mais l’heure est venue de se séparer…
Le religieux : Tu es vraiment un homme surprenant. Parfois, on dirait que tu es un fourbe capable de voler et duper n’importe qui, et puis l’instant d’après, on croirait avoir affaire à un imbécile patenté !!!


Le magistrat : Allons, sois franc, dis-nous qui tu es en réalité, un escroc ou un idiot ??


Hodja : Cela dépend, mais ce que je peux vous dire tout de même, c’est qu’en ce moment je suis juste entre les deux !!!

Par kamel
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Dimanche 21 janvier 2007

Nasr Eddin, prenant un grand sac sur le dos, entra un beau matin dans le verger d'un voisin. Aussitôt, il se mit en devoir de remplir le sac de tout ce qui lui tombait sous la main: melons, pastèques, carottes et bettraves. Mais voilà qu'il fut aperçu par le propriétaire.
- Que cherches-tu ici? cria-t-il.

Le Hodja, embarassé, tenta de se justifier.

- N'est-ce pas qu'hier soir, il s'est élevé une bourrasque qui a ravagé le verger? Eh bien, la violence du vent m'a poussé jusqu'ici.

Le propriétaire, sceptique, ajouta:

- Mais, dis-moi un peu, qui donc a ramassé tout cela?

- Voilà... Comme j'étais entraîné de côté et d'autre, afin de ne pas me laisser choir, je m'accrochais tout naturellement à tout ce que je rencontrais. C'est ainsi que ces cucurbitacées sont restées entre mes mains.

- Cependant, je voudrais bien savoir qui les a mises dans ce sac, continua le propriétaire.

Ne parvenant pas à trouver à cette question une réponse de nature à sauver les apparences, Nasr Eddin, déconcerté, secoua la tête. Il finit par murmurer:

- Ma foi, je me le demande aussi...

Par kamel
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