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Dimanche 18 mars 2007

Du Maghreb à la Chine, en passant par l'Égypte, la Syrie et la Turquie, nombreuses sont les communautés qui revendiquent celui qu'on nomme soit Djeha, soit Nasreddin Hoja, soit Goha. Partout, tout le monde le connaît.

 C'est un personnage mythique du folklore traditionnel, célèbre notamment dans le monde arabo-musulman.

On le retrouve dans le monde balkanique, en Ukraine, dans les pays du Caucase. Suivant les régions, son nom change .On lui donne le titre de Hoja, qui veut dire maître, mais, selon les pays, il s'appelle Ch'ha, Mulla Nasr Eddin, Goha, Djeha, Djaïn, Srulek ou Effendi.

On le retrouve même sous le nom d'Apendi dans des contes d'Asie centrale.

Par commodité, nous l'appellerons Nasreddine.

Par kamel - Publié dans : nasredine
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Samedi 17 mars 2007

Djoha-Hodja Nasreddin : Qui est le personnage?

Tantôt idiot, tantôt sage, toujours facétieux, il nous fait toujours sinon rire, du moins sourire, par sa naïveté feinte ou son sens de l'absurde, qui tourne en dérision l'arrogance, l'orgueil, la vanité et la bêtise des puissants et des riches aussi bien que des ignorants qui s'ignorent. Il peut être grave, sérieux ou absurde, souvent taquin et rusé. C'est un personnage moitié fou moitié sage, dont on a dit qu'il est "tellement intelligent qu'il en devient bête ou il est si bête qu'il finit par dire des choses intelligentes". On le retrouve en action à la mosquée, au hammam, dans son vignoble ou sa maison, sur la place du marché, et, s'impliquant dans un large spectre de situations, de la narration enfantine naïve à la méditation profonde, religieuse ou philosophique, il traite de questions comme l'injustice sociale, la paresse, l'étroitesse d'esprit, la gourmandise, l'égoïsme, l'ignorance, les privilèges de classe, la mort, le destin de l'homme, les mystères de la vie, etc.

Les personnages qu'il campe ou ses protagonistes (souvent issus du milieu rural) proviennent de tous les milieux sociaux : du prince au mendiant, de l'érudit à l'ignorant, le politicien comme le prêtre, le marchand comme le client, le jeune comme le vieux, le riche comme le pauvre, etc. Ses histoires drôles et moralisantes sont assez courtes et acérées, véhiculant le plus souvent des sous-entendus philosophiques ou des connotations ésotériques. Selon les pays et les époques, ses histoires ont subi les transformations les plus diverses. La célébrité du personnage dépasse les siècles, les générations et les âges.

Si ses facéties ont été publiées pour la première fois en turc vers la fin du 15ème siècle, elles sont inspirées des facéties arabes d'un certain Djeha, qui aurait vécu au 10ème siècle. Par ailleurs, on y retrouve des influences indiennes, persanes, voire grecques. Parfois, on ne les raconte même pas, on se contente souvent du titre qui fonctionne comme une sorte de proverbe. Ainsi parle t-on, pour caractériser certaines situations, du "clou de Djeha", de "scier la branche sur laquelle on est assis", de "prêcher le faux pour savoir le vrai", etc.

La tradition veut qu'il soit un lettré de l'époque d'Haroun al-Raschid ou qu'il ait vécu à la cour de Khawarizmi vers la fin du 12ème siècle. Ses histoires semblent dater de cette époque. Toutefois, si on en croit le récit de ses rencontres avec le sultan Tamerlan (Timour Lang), il aurait vécu à la fin du 14ème et au début du 15ème siècles. Enfin, il pourrait être contemporain du Seldjoukide Ala Al-Din (13ème siècle). Le contenu des nombreuses anecdotes suggère que Nasreddin Hoja ait vécu en Asie Mineure entre le 11ème et les 14ème siècles. C'est vers 1237 qu'il serait parti pour Ak shehir (Anatolie occidentale), où il serait mort en 1284, comme en témoigne la présence de sa tombe. Certains autres disent qu'il a vécu à Koufa au sud de l'Irak au 8ème siècle. Il y en a même qui affirment que Djeha est enterré en Algérie et que les gens visitent sa tombe comme on honore celle d'un saint..

 

Merci à l'internaute qui a mis en ligne cet article

















Par kamel - Publié dans : nasredine
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Mardi 6 mars 2007

Tout l’après-midi, Nasreddine Hodja s’est promené en compagnie de deux notables de la ville, l’imam et le cadi, mais l’heure est venue de se séparer…
Le religieux : Tu es vraiment un homme surprenant. Parfois, on dirait que tu es un fourbe capable de voler et duper n’importe qui, et puis l’instant d’après, on croirait avoir affaire à un imbécile patenté !!!


Le magistrat : Allons, sois franc, dis-nous qui tu es en réalité, un escroc ou un idiot ??


Hodja : Cela dépend, mais ce que je peux vous dire tout de même, c’est qu’en ce moment je suis juste entre les deux !!!

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Dimanche 21 janvier 2007

Nasr Eddin, prenant un grand sac sur le dos, entra un beau matin dans le verger d'un voisin. Aussitôt, il se mit en devoir de remplir le sac de tout ce qui lui tombait sous la main: melons, pastèques, carottes et bettraves. Mais voilà qu'il fut aperçu par le propriétaire.
- Que cherches-tu ici? cria-t-il.

Le Hodja, embarassé, tenta de se justifier.

- N'est-ce pas qu'hier soir, il s'est élevé une bourrasque qui a ravagé le verger? Eh bien, la violence du vent m'a poussé jusqu'ici.

Le propriétaire, sceptique, ajouta:

- Mais, dis-moi un peu, qui donc a ramassé tout cela?

- Voilà... Comme j'étais entraîné de côté et d'autre, afin de ne pas me laisser choir, je m'accrochais tout naturellement à tout ce que je rencontrais. C'est ainsi que ces cucurbitacées sont restées entre mes mains.

- Cependant, je voudrais bien savoir qui les a mises dans ce sac, continua le propriétaire.

Ne parvenant pas à trouver à cette question une réponse de nature à sauver les apparences, Nasr Eddin, déconcerté, secoua la tête. Il finit par murmurer:

- Ma foi, je me le demande aussi...

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Samedi 20 janvier 2007

                                                                  


Un jour, pendant le marché, Nasredine Hodja demanda à la foule présente s'ils connaissaient la voie de la sagesse. Pour ne pas paraître idiots, ils répondirent par l'affirmative, et ils virent Nasredine repartir aussitôt en déclarant que puisqu'il en était ainsi, il n'avait pas besoin de leur en parler.

Les villageois, curieux malgré tout de connaître cette voie de la sagesse, décidèrent de répondre par la négative si Nasredine leur redemandait la même chose. La semaine d'après, le marché se tint de nouveau, et l'on y vit effectivement Nasredine se tenir au milieu de la foule et poser sa fameuse question. Et quand il entendit la réponse, il s'en alla aussitôt en déclarant que puisqu'il en était ainsi, ils ne méritaient pas qu'il leur parle.

La semaine suivante, sachant bien que Nasredine allait revenir, les villageois avaient mis au point une tactique : certains répondraient oui et d'autres non. Nasredine arriva, il posa sa question, on lui répondit, et pour la troisième fois il repartit aussitôt en conseillant à ceux qui savaient d'expliquer à ceux qui ne savaient pas...


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Samedi 20 janvier 2007


Un jour, on demanda à Nasredine Hodja de montrer son nez. Il montra sa nuque à la place, et quand on lui demanda pourquoi, il répondit que pour vraiment apprécier quelque chose, il fallait surtout connaître son contraire...
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Samedi 20 janvier 2007

 

 

Un soir que Nasreddine revenait de son travail dans les champs avec des vêtements sales et crottés, il entendit chanter et rire et il comprit qu'il y avait une fête dans les environs.

Or, chez nous, quand il y a une fête, tout le monde peut y participer. Nasreddine poussa donc la porte de la maison et sourit de bonheur, une bonne odeur de couscous se dégageait de la cuisine. Mais il ne put aller plus loin: il était tellement mal habillé qu'on le chassa sans ménagement. En colère, il courut jusqu'à sa maison, mit son plus beau manteau et revint à la fête. Cette fois, on l'accueillit, on l'installa confortablement et on posa devant lui à manger et à boire. Nasreddine prit alors du couscous, de la sauce et du vin, et commença à les verser sur son manteau. Et il disait : " Mange, mon manteau! Bois, mon manteau! " L'homme assis à son côté lui dit:

" Que fais-tu, malheureux ? Es-tu devenu fou? "

" Non, l'ami, lui répondit Nasreddine. En vérité, moi je ne suis pas invité; c'est mon manteau qui est invité. "

 






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Samedi 20 janvier 2007



La raison du plus fort

Un jour, Nasredine Hodja eut besoin de traverser la Mer de Marmara. Il prit donc le bateau, mais juste au milieu de la traversée, une grande tempête se leva et le bateau commença à couler. Tous les passagers et les membres d'équipage se mirent à écoper pour essayer de maintenir le bateau à flots. Cependant, parmi la foule, il se trouva un homme qui, à la consternation générale, prenait l'eau dans la mer pour la jeter dans le bateau : l'inévitable Nasredine Hodja. Le capitaine se précipita vers lui en l'injuriant, en l'accusant de vouloir tous les tuer, mais Nasredine ne se départit pas de son calme. Il expliqua au capitaine qu'il se contentait de suivre le conseil que sa mère lui répétait tout le temps : toujours se mettre du côté du plus fort...



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Samedi 20 janvier 2007
 Nasreddine, Combien de temps encore les gens continueront-ils naître et à mourir ?
- C'est simple. Jusqu'à  ce que le paradis et l'enfer soient complètement pleins
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Vendredi 19 janvier 2007

Un jour d'été, Djeha-Hodja Nasreddine était étendu sous un gros noyer. Il regardait, à côté de son jardin, un champ de pastèques.

 Il pensa :
- Comme c'est curieux, ces énormes pastèques poussent dans l'herbe alors que mon gros noyer produit des fruits minuscules.

A ce moment-là, une noix se détache de l'arbre et lui tombe sur la tête. Il leva les yeux au ciel et en se frottant le crâne, il dit :


- Pardonne-moi, mon Dieu, je ne me mêlerai plus de tes affaires. Heureusement que les pastèques ne poussent pas sur cet arbre

Par kamel - Publié dans : nasredine
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